Reflexion

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le fait croyant, le fait athée, le bon, le mauvais ?

Classé dans : atheisme — 2 février, 2010 @ 3:27

D’un dialogue possible , mais incertain.

Un point de convergence des croyants et des athées de quelques obédiences qu’ils soient (les uns et les autres), c’est l’irréductibilité du monde (tout ce que nous savons exister physiquement) à la raison humaine. La raison permet de reconnaître quelques lois approchées du monde, jamais elle n’expliquera son existence.

Le croyant ne peut admettre qu’une entité (le monde) soit sans cause, l’athée dit sa perplexité (J Bricmont) devant ce monde tragique et cruel (M Onfray) mais  que ce paradoxe n’a simplement pas d’explication accessible à la raison.

Pour le croyant, cette cause échappant à son entendement, il la cherche dans un être ou une conscience supérieure, « créateur » du monde et souvent considéré (en Occident) comme à l’origine d’un souffle emmenant le monde dans une direction qu’il cherche à préciser. Tout fait sens et donne un sens à l’action du croyant.

Pour l’athée, cette entité supérieure n’existe tout simplement pas et le monde n’ a aucune cause rationnelle d’existence. Il n’y a pas de souffle (esprit) inspirant (certes pléonasme) le monde. Il n’y a  donc rien à chercher de ce coté, le monde  n’ a pas des sens aussi bien en tant que signification que de direction. L’athée ne peut que se raccrocher aux lois approchées du monde, pour y survivre sans autre but que d’y survivre, le moins déagréablement possible.

 Dans l’histoire du monde, les deux attitudes ont été toujours défendues, et ont entraîné des atrocités dont la comparaison amène  à constater que croyance ou incroyance deviennent des monstruosités lorsqu’elles sortent de la conviction privée pour atteindre la sphère publique et politique. Il ne sert à rien de comparer les Khmers rouges et les catholiques aux temps des guerres de religion, Staline à Théodose  etc … Ce ne sont là que considérations futiles de tribunes.

 

Il ne peut y avoir dispute rationnelle entre ces deux attitudes, il est bien certain qu’aucune preuve rationnelle de l’existence de la conscience supérieure n’existe, sinon elle serait connue depuis longtemps. Le seul argument de la cause première, c’est à dire de dire que l’existence du monde est un fait qui doit avoir une explication est de principe rejetée par l’athée et acceptée par le croyant, dans les deux cas en dehors de toute rationalité. Sauf tout de même à rejeter ou accepter  une loi du monde base de la raison humaine, ceci   dans un seul cas.

Dans le discours des deux attitudes , cette notion de preuve revient souvent. Un autre argument de son inanité ne provient-il pas d’une proposition simple. Soit la conscience supérieure existe réellement et l’athée ne pourra jamais prouver son inexistence, soit elle n’existe pas et le croyant ne pourra jamais prouver son existence. On lit souvent que l’on ne peut pas prouver une inexistence. il me semble que mathématiquement , donc assez rationnellement, c’est parfois posssible, mais difficile. Le moyen utilisé est souvent le principe de non contradiction. La difficulté que le croyant et l’athée rencontreront toujours vient de ce qu’ils sont l’un comme l’autre en dehors du rationnel que chacun révoque pour expliquer l’existence.

Eucharistie ? Ce n’est pas Jésus ?

Classé dans : histoire de croyances — 30 janvier, 2010 @ 5:58

Cet article est le premier consacré à l’histoire des croyances. Ici, il s’agit  d’approcher, avec les moyens de l »honnête homme », faillibles et révisables, ce en quoi croyaient les premiers chrétiens , c’est à dire plus ou moins la première et la deuxième génération après le ministère de Jésus, en admettant que ce ministère ait existé. Les textes, seuls éléments pour se forger une opinion, sont ceux du nouveau testament. Il faudra tâcher de tenir compte de ce qui paraît être un ajout apologétique ad hoc…. Bon, d’accord, ce n’ est pas gagné mais on peut bien essayer !!

 

Eucharistie ? Ce n'est pas Jésus ? dans histoire de croyances Leonard_Cene_web
Pour les chrétiens, du moins la grande majorité des confessions (peut être en quelque lieu secret, d’horribles hérétiques rodent-ils ..), il est bien clair que Jésus a institué l’eucharistie. Et c’est ce qui est répété à la messe catholique.  D’ailleurs, dans la Bible version TOB, les versets concernés sont parfaitement identifiés « institution de l’Eucharistie », si par hasard, certains esprits négligents ou mal inspirés n’avaient pas compris.
D’abord, qu’est ce donc que l’Eucharistie ? Du moins au sens actuel ?

« Chez les chrétiens, et plus précisément chez les catholiques, l’Eucharistie est la célébration du sacrifice du corps et du sang de Jésus Christ présent sous les espèces du pain et du vin. L’évêque et le prêtre sont les célébrants de l’Eucharistie.

La célébration eucharistique comporte toujours, en une seule et même action : la proclamation de la parole de Dieu, l’offrande du Christ à Dieu le Père – dans laquelle nous sommes invités à nous intégrer – l’action de grâce à Dieu le Père pour tous ses bienfaits, surtout pour le don de son Fils, la consécration du pain et du vin et la participation au repas liturgique par la réception du Corps et du Sang du Seigneur Jésus. Le Christ se donne »
 
eglise.catholique.fr

Evidement, les protestants voient les choses autrement .

  »Considérant que le sacrifice de la croix a été accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ, le protestantisme refuse la conception catholique de l’eucharistie qui tend à faire de celle-ci un sacrifice offert par l’Église à travers le ministère du prêtre….. dans la Cène, c’est le Christ qui invite (“faites ceci en mémoire de moi”) et qui se donne luimême aux croyants.

Le protestantisme s’oppose aussi à la doctrine de la transsubstantiation. Les protestants, tout en affirmant la présence réelle du Christ dans la communion, pensent que les espèces du pain et du vin de la Cène restent matériellement du pain et du vin. 

crdp2.ac-besancon.fr

Et pour revenir au sujet, qu’écrivaient ces chrétiens qui rédigèrent les évangiles ? Finalement pour un sujet si important, le coeur même de la célébration catholique, peu de mots, mais sûrement des mots choisis.

Les trois évangiles « synoptiques » évoquent le repas de la Cène, mais ne rapportent pas la même chose.Dans Marc, supposé être le plus ancien évangile, il nous est dit (14 ,23-26) que le pain fut béni, rompu et donné « prenez , ceci est mon corps » , puis action de grâce, puis il propose le vin , « sang de L’alliance répandu pour la multitude. »
Dans Matthieu, (26,25-29) c’est à peu près pareil sauf , que ce sang est répandu pour la rémission des péchés.
Dans Luc, (22,15-20) on a le schéma complet classique et surtout il est écrit « vous ferez ceci en mémoire de moi ».
On retrouve cette formulation dans Paul. Dans la première lettre aux Corinthiens, Paul cite en effet jésus (11,23-26),  antérieurement à la rédaction de l’évangile de Luc.  Il n’y a là bien sur rien d’étrange puisque Luc était le compagnon de Paul.
Quant à l’Evangile de Jean, s’il parle d’un souper (13,2), il ne précise pas du tout l’événement, ce qui paraît très étonnant dans la mesure où Jean y  participe,et même activement puisqu’il est dit que c’est lui qui demanda qui était le traitre, ce qui fait tout de même « vécu » . Certes, il est dit beaucoup plus tôt que Jésus est le Pain de vie, (6 35), et que celui qui boira son sang aura la vie éternelle (6 54), avec la notion de sacrifice;Mais on y sent plutôt , comme dans tout l’évangile de Jean une signification symbolique, ou  théologique, et de toute façon l’Eucharistie n’est pas citée. Peut-être le rédacteur avait il du mal à imaginer qu’on puisse « manger Dieu »  et boire « son sang »autrement que spirituellement, dans le cadre de l’incarnation qu’il affirme, surtout si c’est pour que Dieu soit en l’homme et l’homme en Dieu…

De la notion d’eucharistie, qu’est ce qui provient de ces textes ?

Le repas en commun avec les apôtres sûrement, même Jean parle d’un souper.

 Un repas pendant lequel on a paratger le pain et le Vin.

La notion d’action de grâce (c’est le sens même du mot) est présente dans les trois textes.  Mais c’est aussi le premier jour de la Pâque quand le peuple d’Israêl rend grâce de la sortie d’Egypte. C’est de cette grâce là dont il probablement question, et pas du sacrifice de Jésus, qui n’est évoqué qu’après, et d’ailleurs provoque un tollé chez les apôtres. Et le pain en question , ce jour là ne pouvait être que le pain azyme de la tradition hébraïque, et qui le reste (azyme) aujourd’hui dans le christianisme.

Donc , Jésus a rendu grâce pour le don du Pain azyme, ce qui est probalement de pure tradition judaïque.

La notion de célébration (ce qui veut dire en français accomplir avec solennité) ?  Il est clair qu’en ce soir de Fête des azymes, il ne s’agit pas d’accomplir avec solennité le sacrifice du Christ. Ce sacrifice est effectif lors de la crucifixion.  Ce qu’on devrait célébrer c’est la crucifixion, en bonne logique. C’est là que Dieu est sensé laissé sacrifier son fils. 

Ce don de Jésus, sous sa forme de don de sa chair et de son sang, rapproché du discours rapporté par Jean , tenu à Capharnaüm, paraît devoir être pris au sens symbolique; C’est bien  plutôt un rappel du don chair et sang de Jésus aux hommes pour les nourrir (spirituellement) que la représentation du sacrifice. Tout comme les pains des repas au bord du lac.

Ce que dit Jéus de sa prochaine mort, c’est qu’il ne boira plus de vin en ce monde mais dans l’autre et qu’il sera nouveau. C’est aussi une référence au vin de la paque, Juive symbole de libération. Celui la  les apotres le boivent, en attendant celui du royaume.

Il ne parle plus du pain, pourquoi ?  C’est celui de la fête des pains sans levain, le  pain de l »affliction » (Deut 16-3) et on peut penser que les premiers chrétiens ne pensaient pas que le pain du christ soit celui de l’affliction.

La consécration, c’est la transformation réelle du pain et vin en corps et sang du Christ. On peut discuter à perte de vue sur la nature de la substance ou la substance de la nature, ce n’est pas ici par ces textes qu’on tranchera. En tout cas c’est Jésus qui consacre pas les apôtres. Il ne peut donc avoir demandé de le faire « à sa place », à moins de considérer que les Eveques et les prêtres sont le Christ.

A-t-il vraiment dit de le faire « en mémoire » de lui  ? Paul et Luc (c’est pareil) le disent, pas les autres. Quand est ce dit pour la première fois ? Par Paul dans sa lettre. A propos de quoi ? De disputes au cours des repas pris en commun par les chrétiens, pendant lesquels apparement certains s’empiffraient et s’enivraient alors que les autres n’avaient rien. Ne pas penser qu’il ya du symbolique dans ce qu’il dit, cela est tout aussi vécu que lorsqu’il traite d’impudicité et évoque celui qui va avec la femme de son père. Ce qu’il dit c’est que quand les chrétiens se réunissent pour partager un repas au nom de Jésus, il faut se comporter comme à la Paque et se rappeler la symbolique de la chair et du sang, en se comportant correctement. Encore cela ne concerne t il  que les chrétiens qui suivaient Paul .

Des textes, on peut dire simplement que ceux qui les ont écrits croyaient (on reviendra un jour sur le mot croire)que Jésus avait partagé le repas de la Fête des pains sans levainavec les apôtres. Au cours de cette célébration, il a de nouveau annoncé son martyre imminent, ainsi que désigné le « traitre », qui a d’ailleurs participé, bien que désigné exprèssement, au repas. Il a rendu grâce à Dieu pour cette fête, en juif pratiquant qu’il était. Il n’ a pas célébré son propre sacrifice ( qui aura lieu plus tard), mais il a rappelé  aux apôtres un signe de la modification de l’Alliance qu’il avait déjà annoncé. Le pain et le vin étaient déjà des éléments de la liturgie juive, il leur donne un sens nouveau.. Ces deux substances symbolisent sa chair et son sang, en lieu et place du corps et du sang de l’agneau , sacrifié (holocauste) dans l’ancienne Alliance, le vin remplaçant le sang comme marque de protection (symbolique). Et si l’on tient à Paul, les gloutons et les ivrognes éviteront de se jeter sur la nourriture lors des repas en commun de ceux qu’on appelera un jour les chrétiens, pour en laisser aux autres…

L’image et le sens de l’Eucharistie furent-ils révélés à Paul ? ou viennet-ils de la réalité historique ?

Je ne crois pas que cela est beaucoup à voir avec ce qu’on appelle l’Eucharistie aujourd’hui. L’institution de ce sacrement est-elle évangélique, apostolique ou Paulienne ?

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