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Archive pour la catégorie 'histoire de croyances'

Saint Pierre n’est pas à Rome ?

Posté : 7 mars, 2010 @ 11:02 dans histoire de croyances | Pas de commentaires »

La succession de Pierre comme evêque de Rome fonde l’autorité papale. Pourquoi ?

Pierre (Simon, Képhas en syriaque « le Roc ») est désigné comme la  pierre sur laquelle Jésus batira son église.

matthieu

16.18
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
16.19
Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Cependant, il est assez remarquable que Matthieu soit le seul à rapporter cette parole. Si les deux autres synoptiques affirment bien que Pierre est le premier qui reconnaît Jésus comme le  Christ ,l »oint du Seigneur », la célèbre sentence n’y est pas relevée, y compris chez Marc, que la tradition dit pourtant proche de Pierre.

Dans le reste des textes du Nouveau Testament, la pierre n’est pas Pierre mais Jésus lui même, pierre angulaire sur laquelle se construit la foi.

Pierre est un roc, par sa Foi en ce que Jésus est l’oint du seigneur,  et moi Jésus j’utiliserai ce roc , cette Foi pour batir mon église. Cela ne signifie pas que la Foi construit en elle même l’église. C’est un matériau , pas un agent. L’église ne peut se construire sans la Foi en le Christ, quelque soit le statut qu’on lui donne. Mais c’est le Christ qui la construit, en utilisant la Foi de Pierre.

Quant aux pouvoirs donnés à Pierre, ils le seront aussi donnés aussi aux autres apôtres et probablement même aux simples disciples. Pierre  n’a en ce sens qu’une primauté temporelle.

Jean (20,22): « Jésus souffla sur ses disciples et leur dit: Recevez le Saint-Esprit. A quiconque vous pardonnerez les péchés ils seront pardonnés. A quiconque vous les retiendrez, ils seront retenus »

 Ceux ci sont les rocs dont Jésus construira son église, dont lui même sera la pierre angulaire.

L’interprétation « romaine » repose sur un jeu de mot qu’on ne voit pas bien dans la bouche de Jésus, et dont il ne donne aucun autre exemple. Par contre que la Foi telle que celle de Pierre soit nécessaire à son Eglise paraît plus plausible, et reste dans le cadre Evangélique où la Foi sauve par elle même.

Admettons donc que la Foi de Pierre soit le fondement de l’Eglise. Est ce que cela en fait le premier evêque de Rome ou plutôt le chef de l’église de Rome ?

Les actes des apôtres rapportent , en leur début le ministère de Pierre. Celui ci effectivement semble être celui qui organise les premiers fidèles. Il disparaît finalement rapidement de cette histoire et c’est Jacques qui paraît ensuite comme  »la » référence, en conflit avec Paul. Ce qui paraît clair, c’est le rôle essentiel  de Pierre dans le développement de l’ église d’Antioche, bien avant Rome , en tout état de cause.

Jacques, opportunément pour Rome, disparaît de l’histoire après son martyre puis l’effacement des judéo chrétiens, probablement vers la destruction du Temple en 70.

Aucun texte précoce ne justifie le rôle de Pierre à Rome. Il semble y être allé, les « actes de Pierre » , apocryphes parlent de ses démélés avec Simon le Magicien (déjà rencontré dans les actes de sapôtres) mais pas d’un ministère particulier. La tradition, et c’est raisonnable, situe son martyre à Rome. C’est plausible, s’il y était lors des premières persécutions. Mais Paul y était tout aussi sûrement et écrivait. Cela n’en fait pas le premier des papes.

Dernier argument, la première épitre de Pierre est signée lorsqu’il était « en l’église de Babylone ».  Dans tout ouvrage catholique, on indique bien « c’est à dire Rome », et parfois explique que Rome était assimilée à la nouvelle Babylone de l’Apocalypse. Outre le fait que dans l’Apocalypse, quand l’auteur parle de Rome il écrit bien « Rome » et qu’il paraît évident en lisant l’Apocalypse que la nouvelle Babylone n’est pas plus un lieu déterminé que la Jérusalem céleste n’est la Jérusalem réelle, on ne retrouve pas cette désignation de Rome ailleurs dans le Nouveau Testament. Admettons qu’il y a plus que doute…

Par ailleurs, s’il avait désigné Rome par Babylone en tant que ville chargée de tous les péchés, l’écrivain aurait-il écrit « eglise de babylone » ? Je vous écris depuis l’église de l’Enfer …. ? Peut- être de Babylone, mais l’antynomie des termes Eglise/Babylone  paraît quasi impossible à soutenir, dans un discours par ailleurs assez convenu ( du moins  aux yeux d’aujourd’hui).

Enfin, il y avait bien à l’époque une Eglise en babylonie. Contrairement à un avis répandu, si Babylone n’était plus alors  la capitale qu’elle fut des siècles auparavant,  le temple astrologique qui y était était encore en fonction à l’ère chrétienne, comme Pline l’Ancien le rappelle, et il existe des tabelettes cunéiformes précisément datées de 67 ap JC trouvées sur le site.

L’Eglise de Babylone, selon le site du Diocèse de Paris, fut fondée par Thomas , probablement sur la route des Indes et est à l’origine de l’eglise chaldéenne acruelle. Pierre peut parfaitement s’y être déplacé et  y avoir dicté son épitre, sans chercher à faire dire aux mots ce qu’on veut qu’ils disent.

 A ce stade, le doute est pour le moins permis.

Les cochons et la Bible

Posté : 26 février, 2010 @ 5:47 dans histoire de croyances | 1 commentaire »

    Jésus ne devait guère apprécier les porcs. C’était un Juif, dont on peut discuter les tendances pharisiennes ou hassidéennes, mais le cochon était sûrement impur pour lui …

    Après avoir quitté Capharnaüm, il prêcha au sud est du lac de Tibériade, dans les villes de la Décapole. Il y délivra un possédé du démon Légion. Et ce démon, qui était multiple, quitta celui-ci pour un troupeau de cochon domestique (puisque gardé), lesquels se jetèrent du haut d’une falaise dans le lac…Marc 5 2-13

   Fin des  petits cochons. Que pouvaient ils bien faire là, dans une contrée où leur réputation n’était plus à défaire ? La région était fortement hellénisée et occupée par les romains , ceci expliquant probablement cela.  Sans oublier que la religion juive coexistait , même à l’époque du Christ, avec des cultes païens locaux.

  Mais qu’ont donc faits les cochons aux juifs ? On trouve beaucoup d’explication plus ou moins argumentées.

           Le cochon est sale : il se roule dans la fange. En fait il ne se roule dans la fange que lorsqu’il n’a      rien d’autre. Et uniquement pour survivre à un coup de chaleur qui s’installerait inéluctablement s’il ne le faisait pas. Pas bien solide donc.

           Le cochon transmet des maladies et en particulier la trichinose. Ce qui par parenthèse n’empêchait pas les dits romains et autres hellènes locaux d’en manger sans problème. La chèvre transmet la brucellose, le mouton l’hydatidose  (par ses larves dans les crottes de canidés) , et la viande de bœuf peut entraîner des toxi-infections alimentaires et des parasitoses digestives. Pas bien plus fort.

           Parce que leurs ancêtres auraient eu pour totem le sanglier. Manque de chance, l’élevage et la consommation du porc dans le Proche Orient correspondant à la Palestine de l’âge du Bronze et du fer est avérée.

       Les Juifs comme les chrétiens sont attachés à leurs textes fondateurs, mais ont le droit et le devoir de les interpréter. Les textes fondateurs sur l’abstention du porc sont le Lévitique et le Deutéronome. Que disent-ils au sujet des animaux terrestres ?

  Lévitique

11.3   Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine. 11.7  Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur. 11.8 Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts: vous les regarderez comme impurs.

Deutéronome 

14.4   Voici les animaux que vous mangerez: le boeuf, la brebis et la chèvre; 14.5   le cerf, la gazelle et le daim; le bouquetin, le chevreuil, la chèvre sauvage et la girafe. 14.6  Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine. 14.7  Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue et le pied fourchu seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, le lièvre et le daman, qui ruminent, mais qui n’ont pas la corne fendue: vous les regarderez comme impurs. 14.8  Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.     En regardant cette liste d’animaux terrestres, on remarque que seuls sont autorisés des animaux herbivores stricts. Le lièvre et le daman (sorte de rongeurs proche du lapin ) sont interdits cependant, probablement du fait de l’habitude de ces animaux de manger leur crottes (animaux caecotrophes). Le chameau quant à lui sert à d’autres usages que l’alimentation dans ces contrées.

   Les autres animaux  interdits (oiseaux et poissons ) répondent à la même obligation, les oiseaux carnassiers et ceux de régime varié sont interdits. Les poissons sans écailles en Méditerranée sont les requins et les raies, les poissons sans nageoires sont les murènes …

   On ne peut l’affirmer, mais ce classement en fonction du régime alimentaire est troublant.

   La raison est peut-être à chercher dans la Genèse, où le régime d’Adam et eve et de leurs enfants est précisé :                                      strictement végétarien.

« 1.29  Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. « 

   Ce n’est qu’après le Déluge que Noé et ses enfants sont autorisés à manger de la chair d’animaux saignés.  

« 9.3Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l’herbe verte. 9.4 Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. «     L’explication serait alors :   les hommes sont autorisés à ne manger que des herbivores, parce qu’eux mêmes étaient primitivement des phytophages. Le cochon, omnivore ne peut donc être consommé, de même que les autres animaux de régime carné, total ou partiel.

    Il n’ y a pas semble-t-il d’explication de cela dans la Bible sinon qu’elle fut élaborée en son temps.  C’est à dire un temps où polythéisme et animisme existaient et qu’ils peuvent y avoir laissé une influence. Plutarque, au Ier siècle de notre ère ne disait-il pas, pour inciter à ne pas consommer  de viande : « Quoique la doctrine sur le passage des âmes en divers corps ne soit pas démontrée, le doute seul ne doit-il pas nous imposer la plus grande réserve et la plus grande crainte « - De l‘usage des viandes, cité par Waegman Anthropozoologica 1988.

     Consulter les sites consacrés au végétarisme est éclairant sur la persistance de  ces convictions dans notre monde actuel. 

     La croyance était-elle alors que l’homme devait être végétarien, selon la volonté Divine  (Darwin le pensait aussi) ?  Son  régime dut se diversifier (pour des raisons non explicitées) ,  et il se mit à manger de la viande. Pour éviter cependant d’ingurgiter l’âme d’un animal, carnassier, féroce, il lui fallut choisir des animaux paisibles donc des herbivores. De façon à ne pas hériter lui-même d’une âme cruelle et sanguinaire.

       

  Références  

 Bruno FISZON Les lois alimentaires juives,Bull Acad Vet France 2008 :161 :331-339

Dor , . Explication zoologique des prescriptions alimentaires de la Bible et du Talmud. In: Bulletins et Mémoires de laSociété d’anthropologie de Paris, VIII° Série. Tome 8, 1937. pp. 63-70, Persée.fr

Vila E. & Dalix A.-S. 2004. – Alimentation et idéologie : la place du sanglier et du porc àl’Âge du Bronze sur la côte levantine. Anthropozoologica 39 (1) : 219-236.

Bible Segond   

Eucharistie ? Ce n’est pas Jésus ?

Posté : 30 janvier, 2010 @ 5:58 dans histoire de croyances | Pas de commentaires »

Cet article est le premier consacré à l’histoire des croyances. Ici, il s’agit  d’approcher, avec les moyens de l »honnête homme », faillibles et révisables, ce en quoi croyaient les premiers chrétiens , c’est à dire plus ou moins la première et la deuxième génération après le ministère de Jésus, en admettant que ce ministère ait existé. Les textes, seuls éléments pour se forger une opinion, sont ceux du nouveau testament. Il faudra tâcher de tenir compte de ce qui paraît être un ajout apologétique ad hoc…. Bon, d’accord, ce n’ est pas gagné mais on peut bien essayer !!

 

Eucharistie ? Ce n'est pas Jésus ? dans histoire de croyances Leonard_Cene_web
Pour les chrétiens, du moins la grande majorité des confessions (peut être en quelque lieu secret, d’horribles hérétiques rodent-ils ..), il est bien clair que Jésus a institué l’eucharistie. Et c’est ce qui est répété à la messe catholique.  D’ailleurs, dans la Bible version TOB, les versets concernés sont parfaitement identifiés « institution de l’Eucharistie », si par hasard, certains esprits négligents ou mal inspirés n’avaient pas compris.
D’abord, qu’est ce donc que l’Eucharistie ? Du moins au sens actuel ?

« Chez les chrétiens, et plus précisément chez les catholiques, l’Eucharistie est la célébration du sacrifice du corps et du sang de Jésus Christ présent sous les espèces du pain et du vin. L’évêque et le prêtre sont les célébrants de l’Eucharistie.

La célébration eucharistique comporte toujours, en une seule et même action : la proclamation de la parole de Dieu, l’offrande du Christ à Dieu le Père – dans laquelle nous sommes invités à nous intégrer – l’action de grâce à Dieu le Père pour tous ses bienfaits, surtout pour le don de son Fils, la consécration du pain et du vin et la participation au repas liturgique par la réception du Corps et du Sang du Seigneur Jésus. Le Christ se donne »
 
eglise.catholique.fr

Evidement, les protestants voient les choses autrement .

  »Considérant que le sacrifice de la croix a été accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ, le protestantisme refuse la conception catholique de l’eucharistie qui tend à faire de celle-ci un sacrifice offert par l’Église à travers le ministère du prêtre….. dans la Cène, c’est le Christ qui invite (“faites ceci en mémoire de moi”) et qui se donne luimême aux croyants.

Le protestantisme s’oppose aussi à la doctrine de la transsubstantiation. Les protestants, tout en affirmant la présence réelle du Christ dans la communion, pensent que les espèces du pain et du vin de la Cène restent matériellement du pain et du vin. 

crdp2.ac-besancon.fr

Et pour revenir au sujet, qu’écrivaient ces chrétiens qui rédigèrent les évangiles ? Finalement pour un sujet si important, le coeur même de la célébration catholique, peu de mots, mais sûrement des mots choisis.

Les trois évangiles « synoptiques » évoquent le repas de la Cène, mais ne rapportent pas la même chose.Dans Marc, supposé être le plus ancien évangile, il nous est dit (14 ,23-26) que le pain fut béni, rompu et donné « prenez , ceci est mon corps » , puis action de grâce, puis il propose le vin , « sang de L’alliance répandu pour la multitude. »
Dans Matthieu, (26,25-29) c’est à peu près pareil sauf , que ce sang est répandu pour la rémission des péchés.
Dans Luc, (22,15-20) on a le schéma complet classique et surtout il est écrit « vous ferez ceci en mémoire de moi ».
On retrouve cette formulation dans Paul. Dans la première lettre aux Corinthiens, Paul cite en effet jésus (11,23-26),  antérieurement à la rédaction de l’évangile de Luc.  Il n’y a là bien sur rien d’étrange puisque Luc était le compagnon de Paul.
Quant à l’Evangile de Jean, s’il parle d’un souper (13,2), il ne précise pas du tout l’événement, ce qui paraît très étonnant dans la mesure où Jean y  participe,et même activement puisqu’il est dit que c’est lui qui demanda qui était le traitre, ce qui fait tout de même « vécu » . Certes, il est dit beaucoup plus tôt que Jésus est le Pain de vie, (6 35), et que celui qui boira son sang aura la vie éternelle (6 54), avec la notion de sacrifice;Mais on y sent plutôt , comme dans tout l’évangile de Jean une signification symbolique, ou  théologique, et de toute façon l’Eucharistie n’est pas citée. Peut-être le rédacteur avait il du mal à imaginer qu’on puisse « manger Dieu »  et boire « son sang »autrement que spirituellement, dans le cadre de l’incarnation qu’il affirme, surtout si c’est pour que Dieu soit en l’homme et l’homme en Dieu…

De la notion d’eucharistie, qu’est ce qui provient de ces textes ?

Le repas en commun avec les apôtres sûrement, même Jean parle d’un souper.

 Un repas pendant lequel on a paratger le pain et le Vin.

La notion d’action de grâce (c’est le sens même du mot) est présente dans les trois textes.  Mais c’est aussi le premier jour de la Pâque quand le peuple d’Israêl rend grâce de la sortie d’Egypte. C’est de cette grâce là dont il probablement question, et pas du sacrifice de Jésus, qui n’est évoqué qu’après, et d’ailleurs provoque un tollé chez les apôtres. Et le pain en question , ce jour là ne pouvait être que le pain azyme de la tradition hébraïque, et qui le reste (azyme) aujourd’hui dans le christianisme.

Donc , Jésus a rendu grâce pour le don du Pain azyme, ce qui est probalement de pure tradition judaïque.

La notion de célébration (ce qui veut dire en français accomplir avec solennité) ?  Il est clair qu’en ce soir de Fête des azymes, il ne s’agit pas d’accomplir avec solennité le sacrifice du Christ. Ce sacrifice est effectif lors de la crucifixion.  Ce qu’on devrait célébrer c’est la crucifixion, en bonne logique. C’est là que Dieu est sensé laissé sacrifier son fils. 

Ce don de Jésus, sous sa forme de don de sa chair et de son sang, rapproché du discours rapporté par Jean , tenu à Capharnaüm, paraît devoir être pris au sens symbolique; C’est bien  plutôt un rappel du don chair et sang de Jésus aux hommes pour les nourrir (spirituellement) que la représentation du sacrifice. Tout comme les pains des repas au bord du lac.

Ce que dit Jéus de sa prochaine mort, c’est qu’il ne boira plus de vin en ce monde mais dans l’autre et qu’il sera nouveau. C’est aussi une référence au vin de la paque, Juive symbole de libération. Celui la  les apotres le boivent, en attendant celui du royaume.

Il ne parle plus du pain, pourquoi ?  C’est celui de la fête des pains sans levain, le  pain de l »affliction » (Deut 16-3) et on peut penser que les premiers chrétiens ne pensaient pas que le pain du christ soit celui de l’affliction.

La consécration, c’est la transformation réelle du pain et vin en corps et sang du Christ. On peut discuter à perte de vue sur la nature de la substance ou la substance de la nature, ce n’est pas ici par ces textes qu’on tranchera. En tout cas c’est Jésus qui consacre pas les apôtres. Il ne peut donc avoir demandé de le faire « à sa place », à moins de considérer que les Eveques et les prêtres sont le Christ.

A-t-il vraiment dit de le faire « en mémoire » de lui  ? Paul et Luc (c’est pareil) le disent, pas les autres. Quand est ce dit pour la première fois ? Par Paul dans sa lettre. A propos de quoi ? De disputes au cours des repas pris en commun par les chrétiens, pendant lesquels apparement certains s’empiffraient et s’enivraient alors que les autres n’avaient rien. Ne pas penser qu’il ya du symbolique dans ce qu’il dit, cela est tout aussi vécu que lorsqu’il traite d’impudicité et évoque celui qui va avec la femme de son père. Ce qu’il dit c’est que quand les chrétiens se réunissent pour partager un repas au nom de Jésus, il faut se comporter comme à la Paque et se rappeler la symbolique de la chair et du sang, en se comportant correctement. Encore cela ne concerne t il  que les chrétiens qui suivaient Paul .

Des textes, on peut dire simplement que ceux qui les ont écrits croyaient (on reviendra un jour sur le mot croire)que Jésus avait partagé le repas de la Fête des pains sans levainavec les apôtres. Au cours de cette célébration, il a de nouveau annoncé son martyre imminent, ainsi que désigné le « traitre », qui a d’ailleurs participé, bien que désigné exprèssement, au repas. Il a rendu grâce à Dieu pour cette fête, en juif pratiquant qu’il était. Il n’ a pas célébré son propre sacrifice ( qui aura lieu plus tard), mais il a rappelé  aux apôtres un signe de la modification de l’Alliance qu’il avait déjà annoncé. Le pain et le vin étaient déjà des éléments de la liturgie juive, il leur donne un sens nouveau.. Ces deux substances symbolisent sa chair et son sang, en lieu et place du corps et du sang de l’agneau , sacrifié (holocauste) dans l’ancienne Alliance, le vin remplaçant le sang comme marque de protection (symbolique). Et si l’on tient à Paul, les gloutons et les ivrognes éviteront de se jeter sur la nourriture lors des repas en commun de ceux qu’on appelera un jour les chrétiens, pour en laisser aux autres…

L’image et le sens de l’Eucharistie furent-ils révélés à Paul ? ou viennet-ils de la réalité historique ?

Je ne crois pas que cela est beaucoup à voir avec ce qu’on appelle l’Eucharistie aujourd’hui. L’institution de ce sacrement est-elle évangélique, apostolique ou Paulienne ?

 

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