Reflexion

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Archive pour février, 2010

Les cochons et la Bible

Posté : 26 février, 2010 @ 5:47 dans histoire de croyances | 1 commentaire »

    Jésus ne devait guère apprécier les porcs. C’était un Juif, dont on peut discuter les tendances pharisiennes ou hassidéennes, mais le cochon était sûrement impur pour lui …

    Après avoir quitté Capharnaüm, il prêcha au sud est du lac de Tibériade, dans les villes de la Décapole. Il y délivra un possédé du démon Légion. Et ce démon, qui était multiple, quitta celui-ci pour un troupeau de cochon domestique (puisque gardé), lesquels se jetèrent du haut d’une falaise dans le lac…Marc 5 2-13

   Fin des  petits cochons. Que pouvaient ils bien faire là, dans une contrée où leur réputation n’était plus à défaire ? La région était fortement hellénisée et occupée par les romains , ceci expliquant probablement cela.  Sans oublier que la religion juive coexistait , même à l’époque du Christ, avec des cultes païens locaux.

  Mais qu’ont donc faits les cochons aux juifs ? On trouve beaucoup d’explication plus ou moins argumentées.

           Le cochon est sale : il se roule dans la fange. En fait il ne se roule dans la fange que lorsqu’il n’a      rien d’autre. Et uniquement pour survivre à un coup de chaleur qui s’installerait inéluctablement s’il ne le faisait pas. Pas bien solide donc.

           Le cochon transmet des maladies et en particulier la trichinose. Ce qui par parenthèse n’empêchait pas les dits romains et autres hellènes locaux d’en manger sans problème. La chèvre transmet la brucellose, le mouton l’hydatidose  (par ses larves dans les crottes de canidés) , et la viande de bœuf peut entraîner des toxi-infections alimentaires et des parasitoses digestives. Pas bien plus fort.

           Parce que leurs ancêtres auraient eu pour totem le sanglier. Manque de chance, l’élevage et la consommation du porc dans le Proche Orient correspondant à la Palestine de l’âge du Bronze et du fer est avérée.

       Les Juifs comme les chrétiens sont attachés à leurs textes fondateurs, mais ont le droit et le devoir de les interpréter. Les textes fondateurs sur l’abstention du porc sont le Lévitique et le Deutéronome. Que disent-ils au sujet des animaux terrestres ?

  Lévitique

11.3   Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine. 11.7  Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur. 11.8 Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts: vous les regarderez comme impurs.

Deutéronome 

14.4   Voici les animaux que vous mangerez: le boeuf, la brebis et la chèvre; 14.5   le cerf, la gazelle et le daim; le bouquetin, le chevreuil, la chèvre sauvage et la girafe. 14.6  Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine. 14.7  Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue et le pied fourchu seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, le lièvre et le daman, qui ruminent, mais qui n’ont pas la corne fendue: vous les regarderez comme impurs. 14.8  Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.     En regardant cette liste d’animaux terrestres, on remarque que seuls sont autorisés des animaux herbivores stricts. Le lièvre et le daman (sorte de rongeurs proche du lapin ) sont interdits cependant, probablement du fait de l’habitude de ces animaux de manger leur crottes (animaux caecotrophes). Le chameau quant à lui sert à d’autres usages que l’alimentation dans ces contrées.

   Les autres animaux  interdits (oiseaux et poissons ) répondent à la même obligation, les oiseaux carnassiers et ceux de régime varié sont interdits. Les poissons sans écailles en Méditerranée sont les requins et les raies, les poissons sans nageoires sont les murènes …

   On ne peut l’affirmer, mais ce classement en fonction du régime alimentaire est troublant.

   La raison est peut-être à chercher dans la Genèse, où le régime d’Adam et eve et de leurs enfants est précisé :                                      strictement végétarien.

« 1.29  Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. « 

   Ce n’est qu’après le Déluge que Noé et ses enfants sont autorisés à manger de la chair d’animaux saignés.  

« 9.3Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l’herbe verte. 9.4 Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. «     L’explication serait alors :   les hommes sont autorisés à ne manger que des herbivores, parce qu’eux mêmes étaient primitivement des phytophages. Le cochon, omnivore ne peut donc être consommé, de même que les autres animaux de régime carné, total ou partiel.

    Il n’ y a pas semble-t-il d’explication de cela dans la Bible sinon qu’elle fut élaborée en son temps.  C’est à dire un temps où polythéisme et animisme existaient et qu’ils peuvent y avoir laissé une influence. Plutarque, au Ier siècle de notre ère ne disait-il pas, pour inciter à ne pas consommer  de viande : « Quoique la doctrine sur le passage des âmes en divers corps ne soit pas démontrée, le doute seul ne doit-il pas nous imposer la plus grande réserve et la plus grande crainte « - De l‘usage des viandes, cité par Waegman Anthropozoologica 1988.

     Consulter les sites consacrés au végétarisme est éclairant sur la persistance de  ces convictions dans notre monde actuel. 

     La croyance était-elle alors que l’homme devait être végétarien, selon la volonté Divine  (Darwin le pensait aussi) ?  Son  régime dut se diversifier (pour des raisons non explicitées) ,  et il se mit à manger de la viande. Pour éviter cependant d’ingurgiter l’âme d’un animal, carnassier, féroce, il lui fallut choisir des animaux paisibles donc des herbivores. De façon à ne pas hériter lui-même d’une âme cruelle et sanguinaire.

       

  Références  

 Bruno FISZON Les lois alimentaires juives,Bull Acad Vet France 2008 :161 :331-339

Dor , . Explication zoologique des prescriptions alimentaires de la Bible et du Talmud. In: Bulletins et Mémoires de laSociété d’anthropologie de Paris, VIII° Série. Tome 8, 1937. pp. 63-70, Persée.fr

Vila E. & Dalix A.-S. 2004. – Alimentation et idéologie : la place du sanglier et du porc àl’Âge du Bronze sur la côte levantine. Anthropozoologica 39 (1) : 219-236.

Bible Segond   

Du « Traité d’athéologie », de Onfray 2- de la dédicace à Raoul Vaneigem

Posté : 23 février, 2010 @ 3:10 dans atheisme | Pas de commentaires »

Continuons la lecture, la plume à la main, du traité.

Le livre est dédicacé à Raoul Vaneigem.

Raoul Vaneigem est un  ancien enseignant belge de philosophie, par ailleurs ancien de l’Internationale situationniste et médiéviste reconnu. Actuellement retiré en belgique où il vit de ses publications, connu comme hédoniste et antireligieux.

Comme beaucoup d’enseignants, belge et d’ailleurs , il semblait en 1968 ne connaître le monde du travail que de loin, ce qui lui a permis d’asséner dans son jeune temps des réflexions dont la naïeveté suffisante laisse aujourd’hui pantois. Chacun trouvera dans toute bonne bibliothèque de quoi se réjouir, sinon de jouir.

Autre aspect de cet auteur, l’appel à la jouissance, ce qui justifie probalement son choix comme référence par un auteur qu’on dit « hédoniste ». Comme souvent dans ce cas il  peut être trouvé facile d’être hédoniste en vivant dans un monde où les autres vous fournissent de quoi « jouir sans entrave » et en paix. Bien sur, il faut écrire, et vendre (dans un bon système capitaliste décrié à tout va, bien sur), mais afin l’absolu n’existant pas, il  faut bien  des accommodements avec la vie. Déjà Epicure, qui n’était pas hédoniste, se réfugiait en son jardin. C’était plus simple pour ne pas voir les autres, ni d’ailleurs les comprendre. 

Actuellement, il semble que Raoul Vaneigem soit plus connu dans le milieu athée par sa contemption des religions. Il semblerait que l’idée générale soit que les religions depuis qu’elles existent en tant qu’institutions sont liées aux systèmes de productions économiques. Ce qui en soi est un truisme, puisque depuis Marx au moins on croyait savoir que tout est économie et pouvoir, dans la relation interhumaine. Cela n’est pas un argument de condamnation, sinon de l’humanité en général. On nous a démontré par ailleurs que  le cerveau humain avait évolué de sorte que  pour maintenir la cohésion du groupe, celui ci avait acquis le sens religieux. On pourrait dire que l’évolution a créé le sens religieux. Celui ci est donc dans l’homme, et le nier ne serait-il pas alors nier l’humanité ? Y a t il eu une humanité sans interrogation existencielle ?

Dans les morceaux choisis (par les athées, cf athéisme.fre) , on trouve des perles, « les religions « donnent du prix à la mort et à la douleur ». J’en connaît au moins une dont le fondement est d’affirmer la victoire de l’esprit sur la mort et de guérir les malades , il y a  quatre évangiles pour le dire, même si d’autres délires postérieurs l’ont masqué.

« La religion est la forme la plus achevée du mépris », du mépris de quoi ?? Mépris de l’homme ? elles sont un signe d’humanité. Mépris des autres ? Certaines affirment l’absence de hierarchie. Mépris de la vie et de la jouissance ? C’est écrit où?  Mépris de la femme exploitée par le mâle ? Ce n’est pas la religion qui l’a inventé, c’était l’époque où elles furent codifiées qui l’a imposé. Et les « philosophies » grecques, si bien aimées aujourd’hui ne sont guère plus faites pour les femmes. Certaines religions  ont évolué, trop lentement peut-être mais un hédoniste ne peut pas reprocher aux autres de se réfugier derrière l’imperfection des hommes.

Encore une perle, la religion préférerait la procréation (je pense donc que ces attaques portent sur la religion chrétienne) à « la jouissance amoreuse où les amants se prennent au désir de créer la vie ». C’est beau, mais à pleurer, de rire. Quel est l’humain où l’humaine qui se dit s’être laissé prendre au plaisir de donner la vie ???? Aujourd’hui il s’agit plus souvent de céder au désir de faire semblant de donner la vie, qu’on soit religieux ou pas. Ne pas confondre le discours des « hiérachies »et la réalité des croyants.  Tout cela laisse l’impression que comme pour le travail, ces réflexions ne sont pas vécues ou alors ce sont  des dénis. Une impression d’intellectualité qui tourne seule. Qui croit que nos ancêtres ne se laissaient pas aller au plaisir de donner la vie, mais ne procréaient que pour faire plaisir à mr le curé, le rabbin, le mufti ? Qui  croit que le sort des femmes est liée à la religion en soi et non à l’asservissment par des êtres plus forts (physiquement )? Qui croit que les religions d’occident, y compris l’Islam  une époque ne les ont pas en fait protégées?

La seule citation que j’approuve sans réserve « toute religion est fondamentaliste dès l’instant qu’elle a le pouvoir ». C’est le point clé. Les religions ont elles pris le pouvoir ou le pouvoir les a-t-elles créées?  Est ce que cela implique l’inexistence d’un esprit, d’une entité supérieure ?? Les défauts des religions impliquent-ils en soi l’absence de spiritualité?

Probablement le verrons nous par la suite, Raoul Vaneigem nous y aidera-til ? A voir.

 

Du « Traité d’athéologie », de Onfray 1- de la couverture

Posté : 19 février, 2010 @ 5:35 dans atheisme | Pas de commentaires »

Faisant partie des sots et des ignorants, je ne connaissais pas Michel Onfray, ni ses émissions , ni ses Cd, ni ses livres, ni son UP de Caen, bref rien.

Jusqu’à ce qu’on me parle d’un traité, traitant de l’athéologie, et qui remet semble -til bien les pendules à l’heure , prouvant que « tout est faux ». C’est ce qui se dit. Bon, j’ai déjà lu le dictionnaire philosophique et je croyais avoir  été bien éclairé, mais enfin c’est vieux et une vision plus contemporaine est sûrement intéressante.

Athéologie me dis je, qu’est ce donc ? le logos des athées, de l’athéisme, probablement. L’auteur aurait indiqué qu’il faut l’entendre aussi comme a-théologie, c’est à dire absence de théologie. Traité sur l’absence de théologie, c’est un peu différent de traité sur l’absence de Dieu. D’autant qu’il existe beaucoup de théologie (naturelle, morale, physique, ou alors chrétienne catholique, musulmane, hébraïque, antique, animiste etc ..) Donc sûrement quelque chose de costaud, mais finalement peu d’indication dans le  titre lui même.

Un doute donc s’est installé, et je me suis dit que ma modeste contribution aux revenus de l’auteur valait peut-être la peine d’être dépensée.

Je n’ai pas été déçu, ayant passé de bons moments à cette lecture étonnante. Je me suis donc décidé à le relire, le crayon à la main, comme l’auteur nous y incite pour les ouvrages importants. Et à transcrire ici ce qui m’a interessé dans cet ouvrage, au gré de mes humeurs. Je n’ai pas tout compris, hélas, n’étant ni philosophe ni islamisant. De vagues lueurs cependant m’ont aidé dans ma quête. L’auteur s’est d’ailleurs efforcé d’écrire en français courant, sauf quelques termes indispensables tel peccamineux, probablement intraduisibles. Heureusement tout bon dictionnaire en donne un sens approché permettant aussi d’approcher la pensée de l’auteur.

Commençons donc.

Par la première de couverture.

Dans la modeste édition de poche dont je dispose il s’agit d’une reproduction du combat de Jacob avec l’ange. Pour un traité d’athéologie , dont l’auteur semble connu comme « athée de service », il y a sûremnt une signification. Ce combat, rapporté dans la Genèse oppose le fils d’Isaac (cad le petit fils d’Abraham) à une créature nocturne , peut-être spirituelle mais en tout cas bien physique, puisqu’il prit Jacob par l’entrejambe masculine et lui laissa des traces. Ce Jacob, lointain ancêtre de Jésus était par ailleurs un assez triste sire, voleur, faux jeton et tout ce qu’on veut. Mais il avait de la réussite et Dieu semble l’avoir choisi (d’après la Génèse). Quand on vous dit que ses desseins sont impénétrables.

Bon, revenons à ce combat, que les théologiens trouvent d’interprétation difficile (tiens, ils interprètent ?, nous y reviendrons). Jacob en tout cas est un homme, et la tradition dit que le combattant était un ange, ou bien Dieu lui même. D’où est venu le nom sous lequel Jacob est plus connu « Israël », celui qui a combattu Dieu. D’ailleurs le texte rapporte que Jacob en était persuadé.

 On pense assez naturellemnt que l’auteur du traité doit se considérer comme un homme, et qu’en tout cas la thèse qu’il défend (pour évoquer le combat) est humaine. Dans ce combat, donc, on doit reconnaître l’auteur ou sa thèse comme exprimé par Jacob. Encore qu’on voit mal un athée se battre contre Dieu, mais bien plutôt contre la thèse de son existence. Donc l’auteur est Jacob, et combat la thèse de l’existence de Dieu. Mais Jacob finit par reconnaître qu’il a réellement combattu Dieu lui même.

Donc l’athéisme ne peut être représenté par Jacob, en lisant la Genèse le crayon à la main. Si l’image choisie a une signification, elle est autre. L’auteur est donc l’ange, ou Dieu, c’est selon. Etrange pour un athée, moins si l’on considère son prénom bien sur, Michel « Qui est Dieu ? » Général en Chef des troupes angéliques.

Trève de plaisanterie, c’est donc forcèment la thèse de l’athéisme qui est représentée par l’ange. Un intéressant (je vous dis que ce livre est passionnant) retournement symbolique. L’athéisme est combattu par les hommes , qu’il prend par les parties les plus sensibles de l’organisme masculin pour qu’enfin l’homme reconnaisse sa suprématie sur les autres « explications » du monde, et acquérir ainsi un statut divin, sans concurrence, ce qui pour une idée  s’appelle une religion .

En effet, l’athéisme en tant qu’idée alors n’existe pas, puisqu’elle se définit alors comme la référence universelle et insurpassable.  Il est. Comme Dieu. Il a toujours existé et existera toujours, du moins dès qu’il y eut tant qu’il y aura des hommes, ce qui est  notre double horizon ontologique indépassable. Et il explique tout, même l’inexplicable . Quand on explique, c’est qu’on éclaire ce qui est peut être. Si tout est expliqué c’est que tout peut être. Et probablement n’est que ce qui peut être expliqué (au moins un jour).Ce qui peut être expliqué l’est par la parole (pour les hommes), et ce qui existe est décrit par la parole. L’athéisme est donc le verbe, et le monde n’est alors qu’une émanation du verbe. C’est bizarre, ça me rappelle quelque chose, pas à vous ?

Quel est le sens de tout cela ?

A suivre …..

évolution ou évolutionisme, scientisme antiscientifique ??

Posté : 9 février, 2010 @ 3:57 dans sciences et croyance | 1 commentaire »

« Il ne semble pas qu’il y ait une plus grande finalité dans la variabilité des êtres organisés et dans l’action de la sélection naturelle que dans la direction d’où souffle le vent. »
 L’autobiographie, Charles Darwin, 

La difficulté, justement, avec le darwin-isme c’est de tâcher de voir si le vent souffle dans une direction préférentielle ou s’il varie toujours « en force et en direction  » pour filer la métaphore météorologique. Et à cette question peut-il répondre ? Et s’il varie, à quoi est ce dû ?

Je ne suis pas assez savant pour répondre à cette interrogation (autrement que par le fait du hasard, notion très floue, en dehors des mathématiques, et encore. Mais elle est intéressante; Quelqu’un a t il un élément de réponse (c’est une question!).

Ce que la théorie de l’évolution explique bien, quelque soit la chapelle évolution-iste à laquelle on se raccroche (les débats y sont aussi violents que chez les pires fondamentalistes américains !!!) est l’évolution d’individus d’une même espèce, Drosophile, phalène du bouleau et autres êtres humains. Pour autant , ils restent bien des drosophile, des phalènes et des êtres humains. Cela, l’observation l’indique et l’expérience le confirme.

 Cette évolution est dirigée par une loi qui fait que la modification de caractères variables , mais héritables (génétiquement déterminés de façon aléatoire)  favorisent les plus aptes (les coups gagnant d’Einstein), ou pour faire soft en ce cher XXI siècle « politiquement correct », les plus adaptés. Etant mieux adaptés au milieu dans lequel ils vivent, il paraît assez rationnel qu’ils y prolifèrent mieux que les autres et qu’à terme ils les supplantent.

La difficulté reste qu’on ne définit pas bien ce que veut dire adapté. Plus exactement on ne définit pas bien ce par quoi on juge qu’un être est mieux adapté qu’un autre dans un milieu donné, sauf à dire qu’il y est adapté parce qu’il y prolifère mieux. Ce qui est LA tautologie de cette théorie.

Or, un raisonnement circulaire tel que celui là n’est pas réfutable. Partant la théorie n’est pas scientifique.

Clairement, on constate que si l’évolution telle que définie jusque là est indiscutable, la loi qui l’explique repose sur un raisonnement circulaire qui la met hors du champs scientifique. C’est donc une croyance, un concept auquel on croit sans qu’il soit démontrable, et là on peut parler d’évolutionisme.

Quant au passage à l’évolution des espèces, il n’est pas observé ni expérimenté (il y faut des milliers d’années). A ce jour, il ne semble pas qu’on l’ait vu à l’oeuvre, même au niveau des microorganismes à reproduction rapide. Un staphylocoque reste un staphylocoque, même si la pression de sélection le rend résistant aux antibiotiques. Il s’agit d’inférer du mécanisme d’évolution des individus à l’évolution des espèces, en postulant qu’à un certain moment, après que de nombreux caractères aient été sélectionnés, certains individus se distinguent tant de l’espèce initiale qu’ils ne deviennent plus interféconds avec celle -ci et donc crée une nouvelle espèce. Ce qui paraît compréhensible, mais apparement difficile à prouver.

Pas d’observation directe, donc , ni bien sur d’expérimentation, mais une inférence dans un autre ordre de phénomène, un saut phénoménologique. A ce jour pas plus démontrable que le précédent. Mais le mécanisme semble assez logique pour être quasi universellement admis. Et il est probalement proche du mécanisme profond, mais , insistons,  non démontré. La démonstration est sûrement possible, mais elle n’est pas  là maintenant. Les statuts de cette théorie rappelle un peu celle de Galilée au XVIème siècle  vraie, non expliquée,  non démontrée.

 La prédictibilité ou l’explicabilité  souvent invoquées conmme  »preuves » , ne sont pas les pierres de touche d’une théorie scientifique. Une théorie fausse (les épicycles) ou incomplète (gravitation universelle de Newton) ont , dans un champs donné de connaissance, une bonne prédictibilité. 

 Cette sélection qu’on dit « naturelle » repose selon la théorie de l’évolution sur les mutations génétiques aléatoires dont sont l’objet les génomes des organsimes vivants, expliquant l’apparition de caractères nouveaux, certains favorable, d’autre neutre, d’autre enfin défavorables aux individus puis aux espèces dans un milieu donné.  Pourquoi naturelle entre guillement. Parce qu’on ne comprend pas bien ce mot de « naturelle ». Il veut probablement dire que c’est ce qu’on observe dans la nature. Il n’existe aucune autre sélection des espèces que celle qu’on observerait  dans la nature. Ou alors c’est pour l’opposer à à une sélection qui ne serait pas « naturelle », extra naturelle, divine en somme. Rejoignant plus ou moins l’intelligent design quoi. L’ennui c’est que dans le cas d’une sélection divine, on ne voit pas ce qui fait que le mode opératoire serait différent. Il pourrait peut- être l’être mais pourquoi le devrait-il ?

Qu’est ce qui empêche un dieu créateur d’avoir choisi un mode d’adaptation des espèces vivantes fondé sur la sélection des plus aptes ? Et que ce mécansime soit fondé sur un mécanisme aléatoire ? Le hasard qu’on invoque est une notion qu’un dieu peut aussi avoir à sa disposition, si tant est que le mot hasard est plus de sens que celui de dieu (cf J Bricmont) . Et , pour paraphraser Maître Eckart, si un mécanisme de sélection vous dit je suis dieu, fuyez, ce n’est certainement pas lui.

Voila donc une théorie qui présente un défaut logique interne très difficile à lever, porte ouverte à tous les créationismes, qu’elle ne peut pas réfuter et qui peut parfaitement être récupérée par certains. Elle est plutôt brandie comme une banderole d’athéisme militant, et c’est ce qui lui est le plus nuisible, car en elle m^me elle porte le germe de sa contestation au nom de la raison humaine.

Comme beaucoup, on peut être parfaitement persuadé de descendre d’être unicellulaire, de vers plats , de poisson, de batracien, de  petits mammifères, d’une sorte de grand singe sans vouer un quasi culte (notre sainte mère l’évolution) à une théorie, au moins dans sa forme actuelle et malgré toutes les constructions plus a ou moins ad hoc qu’on nous propose à feu continu.

L’histoire n’est pas finie, celle de sciences encore moins. Les idéologies meurent, par inaptitude. Elles ont longtemps pourri le débat. Peut-être demain ….

le fait croyant, le fait athée, le bon, le mauvais ?

Posté : 2 février, 2010 @ 3:27 dans atheisme | Pas de commentaires »

D’un dialogue possible , mais incertain.

Un point de convergence des croyants et des athées de quelques obédiences qu’ils soient (les uns et les autres), c’est l’irréductibilité du monde (tout ce que nous savons exister physiquement) à la raison humaine. La raison permet de reconnaître quelques lois approchées du monde, jamais elle n’expliquera son existence.

Le croyant ne peut admettre qu’une entité (le monde) soit sans cause, l’athée dit sa perplexité (J Bricmont) devant ce monde tragique et cruel (M Onfray) mais  que ce paradoxe n’a simplement pas d’explication accessible à la raison.

Pour le croyant, cette cause échappant à son entendement, il la cherche dans un être ou une conscience supérieure, « créateur » du monde et souvent considéré (en Occident) comme à l’origine d’un souffle emmenant le monde dans une direction qu’il cherche à préciser. Tout fait sens et donne un sens à l’action du croyant.

Pour l’athée, cette entité supérieure n’existe tout simplement pas et le monde n’ a aucune cause rationnelle d’existence. Il n’y a pas de souffle (esprit) inspirant (certes pléonasme) le monde. Il n’y a  donc rien à chercher de ce coté, le monde  n’ a pas des sens aussi bien en tant que signification que de direction. L’athée ne peut que se raccrocher aux lois approchées du monde, pour y survivre sans autre but que d’y survivre, le moins déagréablement possible.

 Dans l’histoire du monde, les deux attitudes ont été toujours défendues, et ont entraîné des atrocités dont la comparaison amène  à constater que croyance ou incroyance deviennent des monstruosités lorsqu’elles sortent de la conviction privée pour atteindre la sphère publique et politique. Il ne sert à rien de comparer les Khmers rouges et les catholiques aux temps des guerres de religion, Staline à Théodose  etc … Ce ne sont là que considérations futiles de tribunes.

 

Il ne peut y avoir dispute rationnelle entre ces deux attitudes, il est bien certain qu’aucune preuve rationnelle de l’existence de la conscience supérieure n’existe, sinon elle serait connue depuis longtemps. Le seul argument de la cause première, c’est à dire de dire que l’existence du monde est un fait qui doit avoir une explication est de principe rejetée par l’athée et acceptée par le croyant, dans les deux cas en dehors de toute rationalité. Sauf tout de même à rejeter ou accepter  une loi du monde base de la raison humaine, ceci   dans un seul cas.

Dans le discours des deux attitudes , cette notion de preuve revient souvent. Un autre argument de son inanité ne provient-il pas d’une proposition simple. Soit la conscience supérieure existe réellement et l’athée ne pourra jamais prouver son inexistence, soit elle n’existe pas et le croyant ne pourra jamais prouver son existence. On lit souvent que l’on ne peut pas prouver une inexistence. il me semble que mathématiquement , donc assez rationnellement, c’est parfois posssible, mais difficile. Le moyen utilisé est souvent le principe de non contradiction. La difficulté que le croyant et l’athée rencontreront toujours vient de ce qu’ils sont l’un comme l’autre en dehors du rationnel que chacun révoque pour expliquer l’existence.

 

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